Le corps des femmes est sujet à un bouleversement hormonal dès la fixation de l’œuf, en passant par les semaines de gestations jusqu’à l’accouchement. Après avoir expulsé son bébé, son organisme fait face à de nouveaux changements : le retour de couche.

Retour de couche : quand et comment ?

En quoi consiste le retour de couche ?

Le retour de couche correspond au retour des règles quelque temps après l’accouchement. À la naissance du bébé, le corps des femmes subit une période de réadaptation et de rééquilibrage. Cette période est connue sous l’appellation de suites de couche. Au cours de la réadaptation, le corps de la femme recommence à produire de l’œstrogène et de la progestérone. À l’issue de ce phénomène, son organisme retrouve son équilibre initial et entame le retour de couche. Durant cette période, la date exacte de l’ovulation reste incertaine. À la suite de l’accouchement, le retour de couche survient à une durée de plusieurs mois.

Il est toutefois capital de ne pas confondre ce phénomène au petit retour de couche. Ce dernier constitue en effet les petits saignements justes après l’accouchement. Cette perte de liquide est toute à fait naturelle. Les gynécologues déconseillent l’utilisation de tampon en raison de la fragilité de la zone. À la place, choisissez une serviette super-absorbante. En outre, le retour de couche normal engendre une perte plus importante par rapport aux règles classiques. Au cours de ce phénomène, les pertes se prolongent de manière considérable. Les maux de ventre sont heureusement atténués ou disparaissent même.

Quand survient le retour de couche ?

Quand le retour de couche apparaît-il ? Telle est l’interrogation fréquente des femmes ayant subi un accouchement. Sa date d’apparition repose en partie sur le mode d’alimentation de bébé. D’une part, le retour de couches avec un allaitement survient environ plusieurs mois à compter de la date d’accouchement. Dans ce cas, vos règles peuvent revenir à la fin de votre allaitement ou des mois après. D’autre part, si vous choisissez le biberon en guise d’alimentation de bébé, le retour des règles après l’accouchement apparaît environ 6 à 8 semaines.

Les organismes des femmes ont tous leur spécificité. Chaque phénomène diffère ainsi d’un sujet à un autre. Les écoulements de sang (suite et retour de couche) chez certaines femmes sont accompagnés d’autres phénomènes tout aussi normaux :

  • Des fuites urinaires, en l’occurrence, une incontinence urinaire peut survenir au niveau du sphincter. Ces fuites disparaissent progressivement au fil du temps.
  • Des douleurs se font ressentir provenant de la cicatrice d’épisiotomie.
  • Des hémorroïdes sont susceptibles d’apparaître, notamment dans les périodes de suite de couches. Les chances de contracter des hémorroïdes augmentent d’ailleurs si la femme a subi une déchirure périnéale.

Le retour de couche et la contraception

Quand reprendre la pilule après l’accouchement ? Il est possible de demander une prescription pour une pilule contraceptive auprès de votre gynécologue dès la sortie de la maternité. Toutefois, la prise de la pilule après l’accouchement n’est envisageable qu’après 15 jours. Cette mesure concerne uniquement les femmes qui allaitent. Outre la pilule, la micropilule reste une option. Ce dispositif médical n’altère en aucune façon la qualité de votre lait maternel. Les médecins conseillent de plus une pose de stérilet entre 2 à 3 mois après l’accouchement. Il faut en effet patienter quelque temps afin d’éviter les risques d’infection.

Vous profitez de toute une gamme de dispositifs de contraception après l’accouchement. Il existe par ailleurs une certaine idée reçue concernant l’absence des règles après l’accouchement. L’absence d’un écoulement de sang ne signifie en rien la perturbation du cycle menstruel. Ce phénomène peut traduire une ovulation. Par conséquent, il reste probable pour une femme de retomber enceinte après l’accouchement, en l’absence d’une perte sanguine. Une autre idée reçue veut qu’une femme allaitante soit stérile. Une femme allaitante reste cependant fertile. C’est pourquoi les pharmacies proposent des pilules à faible dose de progestérone en guise de moyen contraceptif sans risque pour le lait maternel.